Paroles d’un skipper.

Ma toute première rencontre avec les Voiles de l’Espoir remonte à la fin 2008, lorsque lors d’une balade à vélo celui qui devait devenir mon parrain Table Ronde m’a demandé d’être le skipper de la 1ère région pour cette manifestation.

Je ne connaissais alors rien à la Table Ronde Française, ni aux Voiles de l’Espoir. C’était pour moi une décision importante à prendre quant aux responsabilités mais très excitante !

J’ai donc signé pour la Rochelle (2009) et ai eu à vivre l’une des plus belles expériences de ma vie d’homme. Mes plus beaux souvenirs sont multiples, difficile de faire le tri. Mais je dirais ma rencontre avec les enfants à l’hôpital avant le départ puis les escales de Rochefort et de Boyarville.

En 2011, je suis reparti pour l’édition de Vannes. Là c’est sans conteste Le Palais qui reste pour moi la plus belle étape. Malheureusement cette édition était plus compliquée en terme de météo, mais c’est à l’image de la vie, on ne peut tout maîtriser…

Des Voiles de l’Espoir, il en ressort pour moi l’arrivée des enfants. Au début timides, impressionnés, mais très voire trop vite acclimatés ;-) 

Il n’y a pas de regard compassionnel lors des Voiles de l’Espoir. Il n’y a plus de maladie. Il y’a une leçon de vie que nous donnent les petits, il y’a les larmes des adultes lors du départ. C’est un moment de fête, de joie, partagé par tous. Un moment où chaque équipage se soude pour le bien de tous. Les enfants grandissent et nous, nous redevenons des enfants.

Pour finir, je ne donnerai pas plus de détails, car nous passons alors un serment : ce qui se passe sur le bateau reste sur le bateau.